lundi 14 janvier 2019

A la recherche de mon Ikigai

Il y a quelques mois, j'ai découvert un peu par hasard le concept d'ikigai. Ce mot japonais signifie littéralement "la joie d'être toujours occupé".

Pour résumé, un ikigai, c'est ce qui nous donne envie de nous lever le matin. C'est ce qui donne un sens à notre vie.

mélanie deltenre

Si j'avance par petits objectifs depuis deux ans, je n'ai pas vraiment réfléchi à ce qui donne du sens à ma vie. J'y ai pensé peut être brièvement à l'occasion mais je ne voyais pas du tout ce qui pouvait m'apporter ce fameux sens...

J'étais curieuse d'en savoir plus. J'ai donc acheté "Ikigai. Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse" d'Hector Garcia et Francesc Miralles.

Ce livre m'a-t-il permis de découvrir mon ikigai? Peut-être...

Petite déception toute fois. Ce bouquin parle plus des secrets de longévité des Japonais, que de l'ikigai.

mélanie deltenre
Page 167

Sur notre planète, il y a cinq zones bleues. Terme donné par les scientifiques pour désigner les régions où la longévité est la plus forte. Il y a Okinawa (Japon), Sardaigne (Italie), Loma Linda (Californie), la péninsule de Nicoya (Costa Rica) et l'île d'Icarie (Grèce).

Les scientifiques, qui ont comparé la vie dans ces cinq zones, ont mis en avant certains facteurs communs. Le régime alimentaire, l'exercice, un bon réseau social (en vrai, pas sur le net) et avoir un but dans la vie (un ikigai).

Les auteurs se sont penchés sur Okinawa et plus précisément, le village d'Ogimi ou "village des centenaires". Les personnes âgées y ont la réputation de rester actives et satisfaites jusqu'à la fin de leurs jours.

Niveau alimentation, à Okinawa, on retient un proverbe populaire "Hara hachi bu" qui signifie "Le ventre rempli à 80%". Ils ne mangent jamais jusqu'à la satiété, qui use le corps. Leur régime alimentaire est riche en fruits et légumes et surtout, très varié. Ils consomment très peu de viande, de sel et de sucre (sauf un peu de sucre de canne). Ils boivent énormément de thé vert au jasmin ou du thé blanc.

Leur sens de la communauté est très développé. Ils font tous partie d'un "moai", un groupe non officiel de gens aux intérêts communs qui s'entraident. Les habitants d'Ogimi créent des liens d'amitié très forts. Et même les personnes âgées continuent d'aller danser ou au karaoké!

Mais quel est leur ikigai? Pour certains, c'est cultiver et cuisiner leurs légumes. Tous les habitants d'Ogimi ont leur jardin. Pour d'autres, c'est retrouver des amis chaque jour. Un ikigai n'est donc pas forcément une passion que l'on vit à travers son emploi. Ca peut l'être évidemment. Comme le dessin pour Hayao Miyazaki, le réalisateur de films d'animation du studio Ghibli, à qui l'on doit "Le Voyage de Chihiro". Le lendemain de sa "retraite", il est retourné au studio Ghibli et s'est assit pour dessiner. La retraite comme nous l'entendons n'existe pas au Japon. 

Comment trouver son ikigai? En regardant ce qui nous fait entrer dans le "flow"! Que fait-on qui nous procure du plaisir, de la créativité? Qui fait qu'on est tellement pris par notre tâche que le temps défile sans qu'on s'en aperçoive? 

J'y ai réfléchi. Je me demande si mon ikigai n'est pas le partage à travers la photo et l'écriture, mes deux plus vieilles passions.

Quand je visite un lieu, quand je pose des questions à des habitants, des artisans, des personnalités dans l'optique de rédiger un article pour le blog ou pour assouvir ma curiosité personnelle, je suis bien. Je prends des notes, des photos. Je fais quelques recherches. Et puis, je regroupe le tout en partageant sur mon blog. C'est une passion qui me tient à cœur et qui m'apporte beaucoup. 

Par contre, je ne vois pas trop comment transposer ça en activité professionnelle. J'aime apporter à mes articles une touche personnelle. Faire un lien avec des anecdotes de ma vie. Chose que je ne peux pas faire dans le journalisme classique.

Je dois approfondir un peu tout ça ;-)

Dans ce livre, j'ai appris que les personnes qui vivent plus longtemps partagent la pensée positive. Elles évitent le stress et elles sortent de leur zone de confort régulièrement pour être stimulées.

Elles ne font pas forcément du sport mais elles bougent beaucoup. Que ce soit en marchant ou en dansant, en jardinant, en faisant un peu de yoga, etc.

Autre concept très intéressant que j'ai découvert, c'est la logothérapie (thérapie du sens de la vie). La frustration existentielle n'est pas vue ici comme une maladie mentale mais une angoisse spirituelle. 

Quand j'ai lu ce passage, ça m'a marqué car quelques heures auparavant, dans mon article "Au menu en 2019?", j'écrivais ceci:

"Avant, je pensais que j'étais heureuse car j'avais des tonnes de vêtements, une armoire de salle de bain qui débordait de maquillage et de produits de beauté, 4 services à vaisselle, etc. Ce que je retiens, c'est que ma vie était vide de sens. Moi-même, j'étais "vide"."

C'est exactement ce qu'on dit en pages 64 et 65! "Le vide existentiel est typique des sociétés modernes dans lesquelles l'homme fait ce que d'autres font ou lui disent de faire, au lieu de ce qu'il voudrait faire. Souvent, on tente de combler ce vide par un pouvoir économique, un plaisir physique ou un engourdissement mental." 

"Trouver le sens de la vie, comme le prône la logothérapie, donne à l'être humain des raisons de combler ce vide." 

Le sens de la vie est propre à chacun et il peut se reformuler à plusieurs reprises au fil des ans.

mélanie deltenre

Le dernier chapitre "Résilience et Wabi-Sabi" est également très intéressant. 

La résilience est la capacité à persévérer et à continuer à lutter à tout moment. C'est aussi une attitude que nous pouvons cultiver pour nous concentrer sur ce qui est important plutôt qu'urgent dans la vie, sans nous laisser mener par des émotions négatives.

Il faut se concentrer sur ce qu'on peut contrôler et ne pas se soucier des choses qui ne dépendent pas de nous.

On y parle de la notion "d'antifragile". On va lister et éliminer les choses qui nous fragilisent comme cesser de grignoter entre les repas, ne pas fréquenter de personnes toxiques, etc.

Dans l'ensemble, ce bouquin est vraiment pas mal. Je ne regrette pas de l'avoir acheté. J'y ai appris par mal de choses, même niveau alimentation. Le chapitre 8 avec des dessins d'exercices de yoga ou de Qi gong ne m'a pas emballé plus que ça par contre.

Et vous, l'ikigai, ça vous parle?

A très vite!

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