mardi 19 février 2019

En ce moment au BPS22: Black Horizon #Charleroi

Hello,

Ce matin, ma curiosité m'a emmenée jusqu'au BPS22 à Charleroi...

blog lifestyle mélanie deltenre

Ce musée d'art de la Province de Hainaut a été créé en 2000 et rénové en 2015. Il se situe à la Ville Haute, à proximité des Beaux Arts, Boulevard Solvay. De l'extérieur, on n'imagine pas qu'une grande halle industrielle y est reconvertie en lieu d'exposition.

J'ai entendu parler de la nouvelle expo "Black Horizon", dont l'installation "Young blood" avec du sang humain. Cela m'a intriguée, je me devais d'aller voir ça sur place!

Pour info, si le sang est considéré comme organe en Belgique, il a un statut différent dans d'autres pays.

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"Black Horizon", c'est le second volet de la collaboration entre le BPS22 et A/POLITICAL, une fondation londonienne qui encourage les artistes à s'interroger sur les préoccupations sociales et politiques. Deux artistes russes de générations différentes y exposent autour d'une critique commune des formes de langage assertif.

erik bulatov expo
"Tout n'est pas si terrible", sculpture d'Erik Bulatov

Erik Bulatov est né en 1933 et a étudié à l'Institut des beaux-arts Vassili Sourikov à Moscou. Dans les années 50, l'art n'est pas libre en URSS. Les artistes sont obligés de respecter le Réalisme socialiste. Pour conserver une liberté totale dans son travail artistique, Erik Bulatov sait qu'il ne devra pas le montrer publiquement. Il trouve donc une autre activité pour subvenir à ses besoins.

Il va travailler sur le lien entre la surface et l'espace dans un tableau. Il ne va pas chercher à les réunir mais à les opposer. Pour lui, "l'espace c'est la liberté, alors que la surface c'est la non-liberté, la prison".

"Aujourd'hui, il produit deux à trois toiles par an, rigoureusement pensées."

La série de tableaux, de très grandes dimensions, qu'on retrouve actuellement au BPS22 a été produite à The Foundry, un lieu d'exposition et de résidence d'artistes créé par Andrei Molodkin près de Toulouse. 

"Les tableaux sont construits autour des mots "EXIT" et "HACPATb", une expression triviale russe signifiant "chier sur"." Alors que le mot "EXIT" est un appel à plonger dans l'espace du tableau, le placement central  "HACPATb" en bloque l'accès.

Au centre de la halle, se dresse une sculpture monumentale en acier. Quinze lettres formant la phrase russe "Tout n'est pas si terrible".

andrei molodkin expo
"Young Blood", installation d'Andrei Molodkin

Andrei Molodkin est né en 1966. Après des études artistiques, il effectue son service militaire avant d'entrer à la Faculté d'architecture intérieure et de design industriel de l'Institut des arts Stroganov de Moscou.

"Son oeuvre est globalement réfractaire à toute forme d'autorité."

Pour "Black Horizon", Andrei Molodkin nous immerge dans un environnement clinique et vidéo avec "Young Blood". Des slogans issus de morceaux de Drill Music se remplissent de sang humain. Les textes sont projetés en grand sur les murs.

Je dois avouer que c'est assez impressionnant. Ce qui m'a le plus oppressée, c'est la salle assez sombre et surtout, le bruit des pompes qui s'activent pour projeter le sang.

Je ne connaissais pas du tout la Drill Music. C'est un sous-genre du hip-hop né vers 2010, dans les quartiers sud de Chicago.

"To drill" signifie forer mais en argot "to drill someone" veut dire tuer quelqu'un avec une arme automatique.

Selon Wikipédia: "Les paroles de la drill reflètent typiquement la loi de la rue, et se concentrent sur des thèmes sombres, nihilistes, réalistes et violents."

Ce genre musical est même pointé du doigt par la police londonienne. Elle serait la cause de la hausse historique du taux de criminalité: +44% dans les 4 premiers mois de 2018! A sa demande, une trentaine de vidéos auraient été retirées de Youtube. Pour Andrei Molodkin, on est dans un cas de "censure exercé par un pouvoir qui préfère voir les causes de la violence dans un genre musical plutôt que dans l'extrême pauvreté dans laquelle la génération du drill puise sa brutalité contestataire".

La Drill Music est-elle une manière de célébrer la violence ou est-elle une transformation de la violence en expression artistique, voire politique? On retrouve cette ambiguïté avec la présence du sang au sein de l'installation. Il est à la fois origine de la vie et symbole de la mort (violente). Il agit dans un mouvement d'attraction et de répulsion...

Je ne publierai pas de photos de l'installation Young Blood en elle-même. Je n'en avais pas vu avant d'y aller, sauf une d'une structure comportant un slogan. Je ne savais donc pas comment ça allait être utilisé sur place. Je préfère vous laisser la surprise car c'est vraiment quelque chose à voir et à "vivre" si je peux dire.

Vous pouvez visiter l'expo Black Horizon au BPS22 jusqu'au 19 mai 2019.

En parallèle, vous pouvez également voir à l'étage "Variations sur les mêmes thèmes" de Stijn Cole - Marthe Wéry et au Petit Musée: "Qu'est-ce qu'on mange...!?", démarches artistiques autour de la nourriture.

Site web du BPS22, sa page FB et son compte Instagram.

A très bientôt!

samedi 16 février 2019

Destination Suède!!!

Hello,

Dans ma liste 2019, j'ai noté "budgétiser mon séjour en Scandinavie et commencer à économiser".

mélanie deltenre

Les pays nordiques m'ont toujours attirée. Je n'ai jamais vraiment rêvé à des destinations exotiques. Et je vous avoue que les vacances "soleil, plage, piscine", ce n'est pas trop pour moi...

Un de mes plus grands rêves est de faire le tour de la Scandinavie. Je me suis un peu renseignée et il me semble impossible de faire ce tour en une seule fois. Ça demande du temps et un fameux budget!

Il y a également un problème de timing. Je souhaite visiter cette région en été et pour admirer une aurore boréale, c'est entre décembre et mars... 

Mon choix est fait, je vais segmenter mon rêve ;-)

J'avais en tête la Norvège. Ses paysages, ses fjords,... J'ai emprunté quelques guides touristiques à la bibliothèque et au final, je me rends compte que c'est la Suède que j'ai envie de découvrir en premier. 

Son art de vivre, sa culture, ses paysages incroyables. C'est décidé, je commencerai par la Suède!

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Source: Google Maps

Mon second voyage sera en Laponie pour espérer contempler une aurore boréale.

J'ai potassé des guides, fait des recherches sur le net, consulté mon allié voyage "Instagram" et je me suis arrêtée sur une première ébauche de circuit. 12 jours et 11 nuits. Pour fin juin - début juillet 2021. Je dois d'abord penser à ma formation qualifiante et retrouver un job... 

mélanie deltenre
Source: Google Maps

J'irai en avion, au départ de Bruxelles. Vers Göteborg pour l'aller et depuis Stockholm pour le retour. Sur place, je vais opter pour les trains et bus.

En gros, je compte passer 2 nuits à Göteborg, 4 nuits à Malmö, 2 nuits à Stockholm, 1 nuit (ou 2) à Visby sur l'île de Gotland et terminer par 2 nuits à Stockholm.

J'ai déjà repéré quelques lieux incontournables.

A Göteborg: le jardin botanique, l'opéra, Feskekôrka (marché aux poissons qui ressemble à une église), le musée Nostalgicum qui explore les années 50 et 60.

Malmö, qui est considérée comme l'une des villes les plus vertes d'Europe, a réhabilité un ancien chantier naval, qui était délabré et contaminé, pour en faire un éco-quartier: Västra Hamnen. A photographier: la tour Turning Torso de 200 mètres et le Pont de l'Oresund qui relie la Suède au Danemark. 

De Malmö, j'ai prévu une excursion d'une journée à Ystad. Cette petite ville portuaire a conservé son cachet médiéval. On y trouve notamment la plus vieille école scandinave encore debout: Latinskolan, construite fin du 15ème siècle.

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Source: Google Maps

Une journée est également prévue à Hollviken, plus précisément au Fotevikens Museum, un véritable village viking en activité dans une réserve! Le dernier week-end de juin, il y a un grand marché avec des Vikings qui viennent du monde entier. Il y a de nombreuses activités d'époque ainsi que la reconstitution de la Bataille de Foteviken qui a eu lieu le 4 juin 1134. A cette occasion, plus de 500 Vikings y participent! A voir absolument donc!

mélanie deltenre
Source: Google Maps

Stockholm s'étend sur 14 îles, reliées par 57 ponts! Son archipel compte entre 14.000 et 100.000 îles. Incroyable, non?

Je retiens le Palais royal Kungliga Slottet, le Musée Abba, le Moderna Museet, l'Ericsson Globe, le marché couvert Ostermalms Saluhall, une sortie en bateau dans l'archipel,...

Sur l'île de Gotland (l'île aux églises), Visby est une étape obligatoire. Distinguée par l'Unesco, on la surnomme "Visby la médiévale". 

Pour les fans de la série "Vikings", Gotland est à plusieurs reprises citée.

Je me dois de goûter à la spécialité de l'île: la saffranspannkaka. Un pancake au safran et aux baies de l'île, nappé de crème fouettée. En fonction de ce qu'il y a à visiter, j'y passerai peut-être deux nuits au lieu d'une. A voir.

C'est là que vous intervenez ;-) Je dois maintenant passer à l'étape suivante: commencer à budgétiser approximativement mes visites et le logement.

Si vous avez de bonnes adresses culturelles ou gourmandes, je suis preneuse. Si vous avez logé dans ces villes, n'hésitez pas à me donner le nom et vos avis sur les établissements (hôtel, B&B, auberge de jeunesse).

Si vous avez des guides intéressants à me conseiller aussi. Je pense notamment au guide de voyage Stockholm de Trips and Tips. Blogs, sites et comptes Insta sont également les bienvenus. Merci, merci.

A très bientôt!

vendredi 8 février 2019

Musée de la Photo, pépite du Pays Noir #Charleroi

Hello,

Je suis enfin retournée au Musée de la Photo de Charleroi :-)

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Situé dans l'ancien carmel de Mont-sur-Marchienne, nous avons ici une vraie pépite en matière de photographie.

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C'est le plus vaste et un des plus importants musées de la photo en Europe avec ses 6.000 m² (dont 2.200 m² de surface d'exposition), sa collection de 80.000 photos, dont 800 en exposition permanente, et la conservation de 3 millions de négatifs.

Les photos qui ne sont pas exposées sont archivées dans une salle "blindée", à température adaptée pour une conservation optimale.

Dans la collection permanente, j'ai été impressionnée par l'essai de cartes photographiques de la lune de 1869 d'Adolphe Neyt. J'ignorais qu'on pouvait faire de telles photos à cette époque!

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En 2008, le musée a inauguré sa nouvelle aile qui prend racine dans le verger de l'ancien couvent de carmélites. 

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On y trouve notamment la bibliothèque, le café et le jardin d'hiver (mon coup de cœur).

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Les murs d'enceinte du parc ont bénéficié d'un habillage photographique.

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A l'entrée du musée, on retrouve une boutique avec de nombreux ouvrages, cartes, gadgets dédiés à la photo.

Le musée organise également des expositions temporaires. 

Jusqu'au 12 mai 2019:
  • "Songs of the Walés" - Patrick Willocq
  • "Dans mon jardin les fleurs dansent" - Olivier Cornil
  • "L'expérience photographique" - Jacques Meuris
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Patrick Willocq est un photographe autodidacte. Il signe ici une collaboration unique avec des jeunes femmes pygmées. Les photographies sont participatives. Les installations ont été construites en plein milieu de la jungle. Pas de photomontage, ni collage.

Ses modèles sont des Walés. Ces jeunes mères qui ont donné naissance à leur premier enfant sont emmenées en semi-isolement chez leurs parents afin de protéger le nouveau-né.

L'expo de Patrick Willocq est accompagnée de chants Walé.

Perso, j'ai eu un gros coup de cœur pour l'expo d'Olivier Cornil

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Ce photographe-anecdotier est né à Charleroi en 1976. Ses photos me touchent. J'aime leur simplicité, ce qu'elles expriment...

"Dans mon jardin les fleurs dansent" est un hommage touchant à sa maman, partie vivre en Corrèze il y a de nombreuses années. 

On est un peu comme dans un roman photo, avec des anecdotes de vie. Je ne pensais pas être un jour aussi émue dans un musée...

Je ne peux que vous conseiller d'aller la découvrir!

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Pour les passionnés de photo, il y a la carte des Amis du Musée avec différents avantages (invitation aux vernissages, entrée gratuite au musée, revue "Photographie ouverte" à domicile, etc.). Plus d'info ici.

A très vite!

dimanche 27 janvier 2019

L'éclipse lunaire de la super Lune de sang #photo

Hello,

Lundi 21 janvier 2019, 5h du matin, me voilà prête à photographier la super Lune de sang ainsi que l'éclipse lunaire. Je ne pouvais rater ça!

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6h31, le 21 janvier 2019

La veille, j'ai potassé et mémorisé certains réglages pour - enfin - passer en mode manuel sur mon reflex.

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Lune vers 20h40 le 20 janvier 2019

Même si la photo est ma plus vieille passion, comme pour tout, je suis une "touche à tout" mais spécialisée en rien. Je ne sais pas si c'est symptomatique des personnes curieuses de tout de nature...

J'ai acheté mon reflex Canon eos 700D en avril 2014. Et en quasi 5 ans, c'est la première fois que je quitte le mode automatique. Honte à moi!

Je ne comprenais pas pourquoi lorsque je faisais des photos de la lune, j'avais un simple rond lumineux. La réponse est simple: il faut régler certains paramètres dans le mode manuel!

J'ai feuilleté un guide dédié au Canon eos 700D et fait quelques recherches sur le net. J'ai trouvé certains articles intéressants.

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Sur "Comment apprendre la photo", Patrick nous explique comment faire des photos de la lune. J'apprends qu'il y a 3 paramètres à régler: la vitesse d'obturation, la focale (l'ouverture du diaphragme) et la sensibilité (ISO).

Vu que j'ai utilisé mon objectif 55x250, je suis partie sur une focale de 200, une vitesse de 1/200 et ISO 200.

Sur "Apprendre la photographie", Sébastien nous parle de la méthode "Looney 11": 1/100, F11, ISO 100. Dans un autre article, il aborde la photographie d'une éclipse lunaire (lien ici). J'y apprends que quand l'éclipse est totale, il faut augmenter les ISO.

Dimanche soir, je fais quelques tests en direct afin de manier au mieux ces paramètres.

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Pour modifier les ISO, c'est simple, il suffit d'appuyer sur le bouton ISO. 

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Je règle la vitesse avec la petite molette située entre le bouton ISO et le déclencheur. Pour modifier la focale, je dois appuyer sur le petit bouton "Av" et tourner la molette en même temps.

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Vu que je n'ai pas de trépied, difficile d'obtenir un cliché bien net.

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5h11, le 21 janvier 2019

Durant l'éclipse, j'ai modifié les paramètres à plusieurs reprises. A un moment, j'ai du monter au max pour les ISO, à savoir 12800 et descendre la vitesse et la focale.

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6h01, le 21 janvier 2019

Pas évident pour une première mais c'est à force d'entraînement qu'on apprend et qu'on s'améliore surtout.

Vous avez aussi admiré l'éclipse lundi matin? Vous avez pris quelques photos?

A très vite!

mardi 22 janvier 2019

"Les désirs du cœur sont aussi tordus qu'un tire-bouchon" disait le poète... #lecture

Hello,

Mes lectures se suivent et ne se ressemblent pas! C'est le moins que je puisse dire! Après "Ikigai", j'ai lu "Les + grands psychopathes" de John Marlowe. Livre super intéressant pour ceux et celles qui, comme moi, s'intéressent aux tueurs en série (leur origine, l'aspect psychologique, etc.).

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Aujourd'hui, j'ai terminé - en versant quelques larmes je dois avouer - "Les vies multiples d'Amory Clay" de William Boyd.

J'ai acheté ce bouquin il y a un moment chez Aristo'Puces à Charleroi. Adresse sympa où on trouve pas mal de bouquins d'occasion intéressants. Il était resté là dans ma bibliothèque à m'attendre.

C'est la couverture qui m'avait interpellée, je me souviens. Passionnée par la photo, j'ai été intriguée par la présence d'un appareil photo. Tout comme par la critique du Elle qui y figure: "Un livre qu'on dévore, qu'on vit, qu'on voit". La quatrième de couverture lue, il me le fallait!

Quelle histoire passionnante! Je ne voulais pas que ça se termine!

Est-ce parce qu'Amory Clay est une amoureuse de la photographie? Qu'elle va vivre sa passion et ses rêves jusqu'au bout? Parce que j'admire sa détermination? 

Amory Clay est née le 7 mars 1908 en Angleterre. Elle a reçu son premier appareil photo pour son anniversaire en 1915, un Kodak Brownie N°2; cadeau de son oncle Greville, photographe mondain.

L'aînée de la famille Clay sera la seule à être envoyée au pensionnat. Élève prometteuse, elle ne rêve pas d'aller à l'université mais de devenir photographe professionnelle! Chose impensable pour l'époque...

1925, sa vie va être bouleversée par un événement tragique. Son père, un homme de lettre et commandant distingué durant la Grande Guerre, va tenter de se suicider en emportant sa fille adorée avec lui. Tentative ratée mais certainement pas sans conséquence pour la famille Clay...

Plus tard, elle va commencer à travailler aux côtés de son oncle photographe, comme assistante. Mais Amory voit plus grand. Elle tient à se faire un nom dans le milieu. Quoi de mieux pour y parvenir qu'un scandale? 

La voilà partie à Berlin, à écumer les bars chauds de la ville. Scandale il y aura, mais l'effet ne sera pas celui tant attendu. Quoique...

Direction New York où un poste de photographe chez Global-Photo-Watch l'attend. Pour ce magazine américain, elle sera par la suite directrice des bureaux à Londres et à Paris.

Durant sa carrière, Amory va couvrir l'émeute de Maroon Street en 1936 où elle sera grièvement blessée suite à des coups donnés par des chemises noires. Durant la seconde guerre mondiale et la guerre du Vietnam, elle sera aussi sur le terrain.

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Ce livre est une sorte de journal intime. Il est écrit à la première personne. On y découvre des clichés pris par Amory. L'histoire est chronologique mais régulièrement, on retrouve Amory en 1977, dans son "Journal de Barrandale".

On s'attache à elle. Je me suis attachée à elle au fil des pages. Quand je suis arrivée aux dernières pages, que j'ai compris ce qu'elle allait faire, les larmes ont coulé. C'est que voyez-vous, je partage la même vision qu'elle sur ce sujet. Mais je ne peux vous en dire plus. Je vous laisse le soin de découvrir cela...

Ma curiosité éveillée, j'ai fait quelques recherches sur Google. 

Qui est cette Amory Clay? Réponse: un personnage de fiction! Et les clichés qu'on retrouve dans le livre??? Grâce à un article de La Libre Belgique (lien ici), j'apprends: "Pour raconter cette saga, jouissive à lire, pleine de rebondissements, William Boyd a mélangé ses sources. Il ajoute à son texte de nombreuses photographies anciennes trouvées sur des marchés en France ou achetées sur Ebay, non créditées, et qu’il attribue à son héroïne. De très belles photographies qui correspondent exactement à l’histoire d’Amory Clay."

A la fin de son roman, William Boyd remercie certaines grandes femmes photographes comme Lee Miller, que je découvre par la même occasion. La maîtresse du célèbre Man Ray est devenue en 1942 correspondante de guerre pour Vogue! J'ai ajouté sur ma liste "futures lectures": "Lee Miller dans l’œil de l'histoire" de Carolyn Burke.

William Boyd, je connaissais vaguement de nom. Né le 7 mars (comme Amory) 1952, son roman "Un Anglais sous les tropiques" est adapté au cinéma en 1994. Parmi les acteurs principaux, on retrouve Sean Connery.

Grâce à mes recherches, je découvre que W. Boyd a publié, avec la complicité de David Bowie, une biographie imaginaire d'un artiste américain: Nat Tate. A ajouter sur ma liste des futures lectures! 

J'ai tellement adoré ce roman que je ne peux me résoudre à l'abandonner dans une boîte à livres... Il va rester dans ma bibliothèque, vous pensez bien...

Vous avez lu les aventures d'Amory Clay? Vos avis?

A très vite!

jeudi 17 janvier 2019

Orgasme culinaire chez Tasty à Namur #burger

Hello,

Vendredi dernier, j'ai profité d'être à Namur pour tester une adresse gourmande qui me fait envie depuis un moment: Tasty Burger Local.

Je suis leur compte Instagram depuis quelques semaines et je vous avoue que leurs photos font très très envie!

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Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 18h à 22h, cette adresse gourmande, située au 7 rue des Fripiers à Namur, ne pourra que vous séduire.

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Leur concept? Travailler avec des producteurs locaux. Et ça, c'est vraiment top. 
  • Le haché des burgers est produit par un boucher de Champion: Sandy Parée.
  • Les buns par Sophie Vanderbecq, boulangère à Erpent.
  • Les pommes de terre viennent de Flawinne (Famille Cloet).
  • Les fromages sont produits à Boninne par Marie-Cécile Crevits.
  • Et la salaison "Délicatesse" est signée par la Famille Dochain (Lustin).
  • Les glaces des milshakes et des friscos viennent de chez Maryne Poppe, glacière à Flawinne et élue meilleur artisan glacier Belge!
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La déco me plaît beaucoup. Nous sommes ici dans un ancien bâtiment où les vieilles briques sont restées apparentes. On peut manger au rez de chaussée ou à l'étage. 

Les lampes et les poutres en métal, avec les briques apparentes, apportent un côté industriel alors que les chaises, les assiettes à fleurs et les bols en émail donnent une touche rétro. Belle association :-) 

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En fond musical, on retrouve des airs jazzy d'après guerre. J'adore!

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A la base, je pensais opter pour le burger du mois, le tartiflette. Mais en discutant avec une employée, j'ai appris qu'il était assez consistant. J'ai donc opté pour Le Truffé (15,50€).

Steak pur bœuf 150 g, Délicatesse de chez Dochain, sauce truffe maison, champignon de paris brun grillé, fromage St-Lambert de la ferme Crevits.

J'ai demandé sans la salade. Tasty est dans une démarche zéro déchet. Donc, on peut demander sans salade (évitons le gaspillage alimentaire) et sa boisson sans paille.

Pour accompagner mon burger, une petite portion de frites et une limonade maison au citron (3€).

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Verdict?

La limonade est excellente! Rafraîchissante et citronnée à la perfection.

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La cuisson des frites est parfaite! Légèrement croustillantes à l'extérieur et moelleuses à l'intérieur. Un régal. Pour info, il y a une double cuisson (graisse végétale et de bœuf). Pour les végétariens, possibilité de cuisson uniquement à l'huile végétale. Un burger végétarien est également proposé à la carte.

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On retrouve sur les tables un assortiment de sauces Brussels Ketjep.

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J'ai parfois un orgasme culinaire. J'en ai eu un avec leur sauce truffe maison. Oh mon dieu. Un délice!

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Par contre, le burger est assez copieux. Je suis une adepte de manger un burger avec les mains mais là impossible. Première fois que j'en mange un avec des couverts ;-)

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Je n'ai pas mangé de dessert car le burger et les frites m'ont bien rassasiée.

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Je ne peux que vous recommander cette adresse namuroise. Si comme moi, vous appréciez déguster un burger de qualité, rendez-vous chez Tasty!

A très vite!

lundi 14 janvier 2019

A la recherche de mon Ikigai #lecture

Hello,

Il y a quelques mois, j'ai découvert un peu par hasard le concept d'ikigai. Ce mot japonais signifie littéralement "la joie d'être toujours occupé".

Pour résumé, un ikigai, c'est ce qui nous donne envie de nous lever le matin. C'est ce qui donne un sens à notre vie.

mélanie deltenre

Si j'avance par petits objectifs depuis deux ans, je n'ai pas vraiment réfléchi à ce qui donne du sens à ma vie. J'y ai pensé peut être brièvement à l'occasion mais je ne voyais pas du tout ce qui pouvait m'apporter ce fameux sens...

J'étais curieuse d'en savoir plus. J'ai donc acheté "Ikigai. Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse" d'Hector Garcia et Francesc Miralles.

Ce livre m'a-t-il permis de découvrir mon ikigai? Peut-être...

Petite déception toute fois. Ce bouquin parle plus des secrets de longévité des Japonais, que de l'ikigai.

mélanie deltenre
Page 167

Sur notre planète, il y a cinq zones bleues. Terme donné par les scientifiques pour désigner les régions où la longévité est la plus forte. Il y a Okinawa (Japon), Sardaigne (Italie), Loma Linda (Californie), la péninsule de Nicoya (Costa Rica) et l'île d'Icarie (Grèce).

Les scientifiques, qui ont comparé la vie dans ces cinq zones, ont mis en avant certains facteurs communs. Le régime alimentaire, l'exercice, un bon réseau social (en vrai, pas sur le net) et avoir un but dans la vie (un ikigai).

Les auteurs se sont penchés sur Okinawa et plus précisément, le village d'Ogimi ou "village des centenaires". Les personnes âgées y ont la réputation de rester actives et satisfaites jusqu'à la fin de leurs jours.

Niveau alimentation, à Okinawa, on retient un proverbe populaire "Hara hachi bu" qui signifie "Le ventre rempli à 80%". Ils ne mangent jamais jusqu'à la satiété, qui use le corps. Leur régime alimentaire est riche en fruits et légumes et surtout, très varié. Ils consomment très peu de viande, de sel et de sucre (sauf un peu de sucre de canne). Ils boivent énormément de thé vert au jasmin ou du thé blanc.

Leur sens de la communauté est très développé. Ils font tous partie d'un "moai", un groupe non officiel de gens aux intérêts communs qui s'entraident. Les habitants d'Ogimi créent des liens d'amitié très forts. Et même les personnes âgées continuent d'aller danser ou au karaoké!

Mais quel est leur ikigai? Pour certains, c'est cultiver et cuisiner leurs légumes. Tous les habitants d'Ogimi ont leur jardin. Pour d'autres, c'est retrouver des amis chaque jour. Un ikigai n'est donc pas forcément une passion que l'on vit à travers son emploi. Ca peut l'être évidemment. Comme le dessin pour Hayao Miyazaki, le réalisateur de films d'animation du studio Ghibli, à qui l'on doit "Le Voyage de Chihiro". Le lendemain de sa "retraite", il est retourné au studio Ghibli et s'est assit pour dessiner. La retraite comme nous l'entendons n'existe pas au Japon. 

Comment trouver son ikigai? En regardant ce qui nous fait entrer dans le "flow"! Que fait-on qui nous procure du plaisir, de la créativité? Qui fait qu'on est tellement pris par notre tâche que le temps défile sans qu'on s'en aperçoive? 

J'y ai réfléchi. Je me demande si mon ikigai n'est pas le partage à travers la photo et l'écriture, mes deux plus vieilles passions.

Quand je visite un lieu, quand je pose des questions à des habitants, des artisans, des personnalités dans l'optique de rédiger un article pour le blog ou pour assouvir ma curiosité personnelle, je suis bien. Je prends des notes, des photos. Je fais quelques recherches. Et puis, je regroupe le tout en partageant sur mon blog. C'est une passion qui me tient à cœur et qui m'apporte beaucoup. 

Par contre, je ne vois pas trop comment transposer ça en activité professionnelle. J'aime apporter à mes articles une touche personnelle. Faire un lien avec des anecdotes de ma vie. Chose que je ne peux pas faire dans le journalisme classique.

Je dois approfondir un peu tout ça ;-)

Dans ce livre, j'ai appris que les personnes qui vivent plus longtemps partagent la pensée positive. Elles évitent le stress et elles sortent de leur zone de confort régulièrement pour être stimulées.

Elles ne font pas forcément du sport mais elles bougent beaucoup. Que ce soit en marchant ou en dansant, en jardinant, en faisant un peu de yoga, etc.

Autre concept très intéressant que j'ai découvert, c'est la logothérapie (thérapie du sens de la vie). La frustration existentielle n'est pas vue ici comme une maladie mentale mais une angoisse spirituelle. 

Quand j'ai lu ce passage, ça m'a marqué car quelques heures auparavant, dans mon article "Au menu en 2019?", j'écrivais ceci:

"Avant, je pensais que j'étais heureuse car j'avais des tonnes de vêtements, une armoire de salle de bain qui débordait de maquillage et de produits de beauté, 4 services à vaisselle, etc. Ce que je retiens, c'est que ma vie était vide de sens. Moi-même, j'étais "vide"."

C'est exactement ce qu'on dit en pages 64 et 65! "Le vide existentiel est typique des sociétés modernes dans lesquelles l'homme fait ce que d'autres font ou lui disent de faire, au lieu de ce qu'il voudrait faire. Souvent, on tente de combler ce vide par un pouvoir économique, un plaisir physique ou un engourdissement mental." 

"Trouver le sens de la vie, comme le prône la logothérapie, donne à l'être humain des raisons de combler ce vide." 

Le sens de la vie est propre à chacun et il peut se reformuler à plusieurs reprises au fil des ans.

mélanie deltenre

Le dernier chapitre "Résilience et Wabi-Sabi" est également très intéressant. 

La résilience est la capacité à persévérer et à continuer à lutter à tout moment. C'est aussi une attitude que nous pouvons cultiver pour nous concentrer sur ce qui est important plutôt qu'urgent dans la vie, sans nous laisser mener par des émotions négatives.

Il faut se concentrer sur ce qu'on peut contrôler et ne pas se soucier des choses qui ne dépendent pas de nous.

On y parle de la notion "d'antifragile". On va lister et éliminer les choses qui nous fragilisent comme cesser de grignoter entre les repas, ne pas fréquenter de personnes toxiques, etc.

Dans l'ensemble, ce bouquin est vraiment pas mal. Je ne regrette pas de l'avoir acheté. J'y ai appris par mal de choses, même niveau alimentation. Le chapitre 8 avec des dessins d'exercices de yoga ou de Qi gong ne m'a pas emballé plus que ça par contre.

Et vous, l'ikigai, ça vous parle?

A très vite!